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Mousse du Secret © Moussy
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Patrick
Philiiiiipe ! Viens ici que j'te bute enculé !
Messages : 47
Date d'inscription : 12/06/2017
Age : 18
Localisation : Derrière toi mon tout petit ami :]
Loisirs : Je suis chasseuse de licorne, depuis 1917 (t'étais pas née), firmtigul (ça veut rien dire), ça sera le nom du fow >:[ (N'importe quoi), donc, chasseuse de licornes. NON. C'EST ELLES QUI ME CHASSENT ! (ok ?) JE LES ATTRAPERAI TOUS ! (Toutes) Ferme ta gueule. (ok) Michel t'as reconnu la ref à Discipline de Orel :DD ? (Discipline...) Oui ? (Dis Soupline) ... (Elle est partie).
Mer 8 Aoû - 22:20
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1
Mousse du Secret

Surnom :
Moumousse

Rang :
Guérisseur

Âge :
100 lunes

Clan :
Vent - Ombre

Sexe :

Citation et thème :

« La cécité n'est pas une fatalité. » et devrait prendre de la graine de Oncle Ben avec "De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités", monsieur l'irresponsable.

Son thème serait Rolling Girl de Hatsune Miku, direct. Et aussi The Disppearance of Hatsune Miku [Dead End] x) Leia aussi, de Megumine Luka. Et Le Vœux du Chat noir, Neko. Et Erika. Et Nonsense Speaker........

Liens :

Fils de Pelage Electrique et Etoile de Geai. Frère de Lac de Cendre, Cœur de Roseau, Ecorce Blanche, Boule Rousse. Et après chépus. Compagnon de Douce Huile, père de Chant des Rivières et de trois autres chatons que je ne connais pas, étant partie de Bellum Feles (et sur JDR, Rivou est fille unique).

2
Qui est-tu ?

CARACTÈRE - Mais Mousse du Secret n'a jamais été guerrier et n'a jamais eu la possibilité de l'être. Trop calme. Aveugle. Le matou fut guérisseur. Piégé de ses ténèbres éternels. De sa folie naissante. De son amour de chaton. Toujours la même. Douce Huile. Sa Douce Huile. A jamais.

Mousse du Secret est calme. Sympathique. Il est un monsieur tout le monde. Calme. Réservé. Sociable. Un peu ronchon. Un monsieur tout le monde. Simple et fidèle. Loyal et serviable. Souriant et enthousiaste.

Dépressif et désireux de trahir ce clan qu'il n'a jamais voulu intégrer. Désireux de les voir tous mourir un jours. IL aurait du être ce guerrier loyal. IL aurait du être cet apprenti guerrier suivant docilement son mentor vers les frontières. IL aurait dû être le père de cette chatonne effrayée. IL aurait du la réconforter et la forcer à avancer. IL aurait dû l'aimer et la protéger. Mais son rôle avait été volé. Il était guérisseur. Avait été guérisseur. Est mort en guérisseur. Et donna la plus belle des trahison à ce clan de félons : la perte de son guérisseur avec une apprentie n'ayant pas fini son apprentissage et en offrant des petits à sa compagne. Le guérisseur suivant avait déjà pris un appentis. Il avait détesté ce petit chat ce petit chat triste et aigris. Il lui ressemblait trop. De toute façon, il est parti trop tôt pour qu'il se souvienne de lui. Ce jeune apprenti au regard d'esprit.
PHYSIQUE - Un beau chat à la fourrure noire. Qu'il était élégant avec sa robe épaisse et lustrée. Son corps était musculeux. Un corps de guerrier parfait. De beaux yeux d'un bleu violacé envoutant. Un chat petit, mais il n'y rien de plus dangereux qu'une bactérie non ? Mousse du Secret était court sur pattes, mais massif et fort. Il aurait fait un guerrier d'excellence. Agile, puissant, rapide, habile. Il aurait été le meilleur. Le meilleur parmi les meilleurs. S'il n'avait pas té aveugle.
Histoire

Le petit chat naquit au clan aux ombres flottantes. Là où il a ouvert les yeux pour la première fois, il y a vu des sapins. Il y a vu de beaux yeux bleus. Il y a vu une belle chatte blanche comme la neige. Alors que lui était d'un noir d'ébène profond et impénétrable. Petite boue de poil maudite apparemment. Car les sapins, il ne les a jamais vus. Il n'a jamais vu quoi que ce soit. Même où il est maintenant. Il n'a vu que le noir. Que ses propres ténèbres. Boule de Mousse arriva sans trop savoir comment au sein du clan du vent. Chant du Renard était une bonne mère. Une douce reine à l'odeur évoquant la douce électricité des ombres qu'il avait tant voulu retrouvé.

Incapable de devenir un guerrier. Incapable de faire de sa chère Douce Huile sa compagne. Incapable de vivre comme il le voulait. Condamné à être guérisseur. A végéter dans une tanière enfumée et empoisonnée par la sensation de trahison de Flocon Glacé. Nuage de Mousse devint Mousse du Secret. Orgueilleux et méprisant. Mais il était un bon guérisseur. Bien qu'il n'ai pas pris soin de son apprentie. Ni du nouvel apprenti. Ni des suivants. Il était un guérisseur étoile sans étoiles.

S'être donné la mort paye au clan des étoiles. Il n'a aucun pouvoirs. Le clan des étoiles n'a aucun pouvoirs. Il ne veille pas sur les siens. Il n'est pas venteux. Il les a trahis. Mais il n'est pas un ombreux non plus. Où est sa place ? Qui est-t-il, lui ? Qu'est-il ?

*

La fin. Cette fois, c'est vraiment la fin. La fin de tout. La fin de moi. La fin du guérisseur du clan du vent. La fin de cette fin. La fin de la chute sans fin. La fin du mot « fin ». Je n'ai pas ma place dans le clan du vent. Mais je ne l'ai pas non plus dans le clan de l'ombre. Ma place n'est nulle part. Pas même dans les cieux. Alors peut-être ceux-ci ne m’accepteront pas si ma nuque se rompt ? Rompre mes os un à un. Rompre cette vie perfide et mélancolique. A chercher à retourner ce qui avait été perdu au lieu de chercher à remplir le vide causé. Je n'avais réussi qu'à creuser le vide. Le transformer en trou béant. En un trou sans fin dans lequel j'ai moi même crée, où j'ai sombré jusqu'à l'épuisement. Ce n'est pas qu'un au revoir. C'est un adieu. Adieu et bon vent.

Pourtant, je ne suis pas en colère. Je suis juste.. Fatigué. Elle était finalement là. Mais trop tard. Tellement tard. Dévasté par ma propre obnubilation. Je me suis auto détruit. Et je vais achever ce que j'ai commencé.

Le guérisseur sorti du camps. Il marcha à l'aveuglette. Chemin du tonnerre. Fossé. N'importe quoi ferait l'affaire. Il n'a même pas senti la terre se dérober sous ses pattes. Il n'a pas senti son squelette si maigre vibrer sous le choque de la chute mortelle qu'il venait de faire. Mousse du Secret n'était plus. Il avait été. Maintenant il s' était éteint. Guérisseur corrompu jusqu'à la mort. Chat malheureux jusqu'à la mort. L'innocence de l'enfant et de son amie Douce Huile était envolée. Douce Huile c'est elle relevée ? Il n'a jamais vu son visage. Mais en rendant son dernier souffle, c'est elle qu'il a vu. Son odeur. Sa présence. Sa voix. Elle était avec lui pour l'éternité. Gravée à sa peau.

*

Il existe en ce monde, en cette forêt, une puissance tout aussi supérieure qu'elle est injuste. Elle paraît supérieure. Mais elle ne l'est pas. Elle paraît injuste. Mais elle ne l'est pas. Cette force, tout là haut. Si belle mais si ancienne. Si solide mais qui s'effondre sur elle même avec le temps. Qu'elle est vieille, cette force, de sa prison dorée. Elle observe ses enfants grandir. Donner la vie. S'aimer. Se combattre. S'affronter jusqu'à la mort ou jusqu'au pardon.

Cette force, elle ne vient pas que des étoiles. En réalité, dire qu'elle vient des étoiles est un mensonge. Car du haut de son éternité, lui, il l'a vue, l'éternité d'un espace. Traitre, noir, sans fin, en expansion permanente. Ca parait sans fin. C'est si grand que ça en donne le vertige. C'est magnifique, de toute sa longue vie, Mousse du Secret n'a jamais rien vu d'aussi beau que les étoiles. Il les voit vivre, mourir, renaître. Il s'est bien souvent dit qu'une chose aussi loin de lui ne pouvait pas être aussi visible. Jusqu'à ce que la force invisible qu'il est puisse rencontrer son amie la lumière pour apprendre qu'il pouvait la déplacer. Pourtant, elle le lui avait apprit. Rien ne va plus vite que cette entité. Mais ce chat, cet animal prisonnier d'une éternité à la fois douce et amère, il est plus qu'une entité millénaire. Il est l'univers en lui même. Au delà du temps. Au delà de tout. Et il a apprit qu'il pouvait la dépasser. Son amie la lumière. Qu'il pouvait suivre l'extension de son univers. Du haut de son trône nuageux. Ou bien regarder une minuscule partie de cette merveille. Juste un grain de sable. Une poussière. Aussi petit qu'un virus.

Ce jour là. Mousse du Secret, qui fût jadis un guérisseur aigris et morose, retourna à son camps. Il avait une action injuste à faire. Non. Pas une action injuste, pas encore. Aujourd'hui, ce qu'il faisait, c'était un avertissement injuste.

Parfois, cette force, qu'on appelle à tort Clan des Etoiles, prend des personnes. Des chats. De sublimes chats. Aussi sublime que peut l'être la Vie. Des animaux qui respire. Eux. Ils mangent. S'aiment. Communiquent. Eux. Ils ont de l'importance. Eux. Ils ne sont pas juste des spectateurs qui clament avoir des pouvoirs alors que c'est faux. Eux.

Lui, Mousse du Secret, il est éternel. Il ne peut pas avoir faim. Il peut abolir sa douleur et ses sentiments. Il peut abolir en lui toute forme d'amour comme d'émotion. Mais il ne peut pas Vivre.

Et bientôt, Mousse du Secret allait prendre un animal à la planète bleue. Un guérisseur à son clan. Un fils à ses parents. Un mentor à son apprentie. Livre l'apprentie à des responsabilités.

Et ne montrer aucune émotions. Emotions qu'il a toujours refusé d'abolir en lui. Refusé de renoncer à ses souvenirs, à ce qui le caractérisait comme vivant.

- Bonjour. Torrent des Esprits. Dit le mâle noir à l'autre mâle. D'un ton bienveillant. Car de la bienveillance pour ce petit terrien vivant. Il en avait. Beaucoup. Comme pour el lieutenant qui voulait tuer son chef. Comme cette apprentie guérisseuse qui a des hallucinations et qui sert de phénomène de foire à son clan. A un chat traitre, méchant et orgueilleux.

Il avait de la bienveillance envers cette chatte et sa portée. Ce merle. Ce solitaire.

- Je suis Mousse du Secret. L'ancien guérisseur de ce clan. Miaula-t-il en s'asseyant. Dévoilant une robe noire lustrée et musculeuse. Une robe couverte de poussière d'étoile. Qui autrefois dévoilait une maigreur de dénutrition, un poil rêche et mal entretenu, un chat qui a désiré mourir et qui a abandonné son rôle, son apprentie, ses obligations, ses responsabilités et son clan.

Comment peut-on souffrir sans savoir pourquoi, alors qu'on essaye de nous aider, au point où il en était arrivé ?

C'est la question qu'il s'est posé quand il a vu l'apprentie si maigre que même à travers son épais poil noir, on voyait ses côtes. Il l'a vue saluer gentiment son mentor d'un coup de tête délicat contre le poitrail avant de se précipiter chercher du gibier pour qu'ils mangent ensemble. Elle était remplie d'énergie. Cette faible apprentie. Il y a quelques lunes, elle refusait toute nourriture tant elle avait peur de celle-ci. Même lui, ne savait pas ce qu'elle pouvait bien voir.

Il se raidit un peu en la voyant saluer et discuter avec un autre chat. Là où il n'y avait pas d'autre chat. Elle est revenue vers son mentor et s'est tournée vers toi avec son visage d'enfant.

Tu regardes son mentor.

Elle n'est pas prête... Disaient les yeux de l'ancien éternel.

Nuage des Rivières s'inclina avec respect devant son ainé et se retira. Mousse du Secret remarqua ses tremblements quand elle passa à côté de lui. Elle avait toujours peur de ce qu'elle voyait avec les proies mortes. Mais elle luttait.

- C'est un problème épineux n'Est-ce pas ? Miaule le chat. Elle n'est pas prête. Mais elle ne le sera peut-être jamais. Tandis que toi, tu l'es. Nomme la, puis pars avec moi.

Mousse du Secret avait des projets spéciaux avec lui. Pour sa sagesse et sa patience. Il ne voulait pas la laisser seul comme on l'avait laissé seul au clan des étoiles. Il lui montrerait donc. L'étendue de ce qu'ils appellent en bas, le clan des étoiles et son territoire.

Il plonge son regard bleu violacé dans le sien. Gris métallisé. Mousse du Secret a un regard bienveillant, avec une point de désolation. Il fait ce qu'il a à faire. Oui, mais il le fait bien. Il comptait bien rester là, avec Torrent des Esprits dans cette épreuve jusqu'à sa fin. Et plus s'il le voulait. Pour Mousse du Secret, la vie après la mort n'est pas une vie. Mais il voulait faire en sorte qu'elle le devienne.

*

Cela fait maintenant d'innombrables lunes que tu es piégé dans ce lieu au mille et une étoiles. Lorsque tu as quitté le monde des clans, lorsque tu as décidé que tout ceci était trop dur pour toi, tu es monté au territoire du clan des étoiles. Es-tu heureux maintenant ? Tu as vu la mine horrifiée qu'a faite Etoile de Geai, sans parlé de Chant du Renard. Ca ne t'as pas fait mal de voir ta mère adoptive accourir vers toi et presser pour la première fois depuis tant de saisons son museau au poil long contre le tien ? Ca ne t'as pas fait mal d'entendre le gémissement de ta compagne ? Ca te t'a pas déchirer les entrailles de voir l'expression de la belle femelle couleur d'amande passé de la terreur au vide ? Tu as vu disparaître toute émotion de ses perles vertes. Tu l'a détruite. Tu sais ce que c'est le pire ? C'est que tu as eu pour la première fois de ta vie la vue, un cadeau inestimable, juste pour voir ceux que tu aime pleurer ton cadavre. Ca fait mal non ? Alors pourquoi as-tu pris cette décision ? Pourquoi lorsque tu regardes ton reflet d'enfant, tu ne peux pas le regarder en face. Tu ne veux pas regarder ses prunelles aveugles sans te sentir coupable. Tu sais ce que ce chaton vif d'esprit va devenir, tu sais ce que tu lui as fait. Et ça te rend malade. De là-haut, tu regardes ta mère devenir peu à peu un merveilleux chef de clan, mais elle ne sait même pas que tu es mort. Se souvient elle seulement de toi ?

Depuis que tu es ici, tu as repris un physique de jeune mâle et non plus d'ancien chétif. Ton poil a retrouvé toute sa luisance, ton regard violet bleuté a reprit tout son éclat vif et calme. Tes pattes te portent à nouveau, ton corps est de nouveau musclé, plus si chétif que tu ne tiens plus debout. Il t'arrive souvent de fermer les yeux pour retrouvé tes sensations d'aveugle. Ca te manque hein ? La vie. Mais tu ne la mérites pas. Tu n'as pas voulu que celle que Pelage Electrique t'a offerte, et tu as gâché celle qu'avait illuminé Douce Huile.

Du haut de tes étoiles, tu songes descendre et réparer ta plus grosse faute. Personne ne t'en empêchera. Tu es un guérisseur étoile maintenant, même si tu as commis deux erreurs irréparables, dont une que jamais tu ne te pardonnera. La première, tu as désobéis au code du guérisseur en laissant libre court à ton amour pour la femelle blanche. La deuxième, tu as abandonner. Abandonner ceux qui avaient besoin de toi. Tu as détruis ta compagne, tu as laisser une lourde responsabilité sur les frêles épaules de ton apprentie. Tu as laissé derrière toi un très jeune apprenti qui avait confiance en toi. Et malgré tout ça, malgré ta libération du point insurmontable qu'était ta vie, tu ne retrouves pas l'envie de vivre même dans ce lieu étoilé.

Tu poses tes pattes sur le sol neigeux. Tu es descendu sur le sol venteux, et tu marches lentement vers celle que tu dois guider. Ton apprentie es là, elle trie les branches de cousoude et se débarrasse de la bourrache inutilisable. Tu t'approches de ton ancienne élève. Ca te semble insurmontable, mais tu avances, tu dois faire ce que tu n'as jamais fais de ton vivant. Soudain, ton élève se raidie. En t'approchant par dessus son épaule, tu vois sous ses coussinets quelques touffes de poil noir. Ils portent ton odeur. Tu poses le bout de ta queue sur l'épaule de la jeune chatte. Elle sursaute à ce contacte et lève vers toi un regard emplit de désarroi. Tu inclines la tête sur le côté en ronronnant, tes moustaches remuent et ta queue se dresse dans ton dos tant tu es fier de ton apprentie. Chant du Cygne bombe le poitrail et retourne à son ouvrage.

Tu sors de la tanière et cherche du regard ta chère compagne.


Elle est là, en face de toi. Tu peux enfin la regarder, tu peux enfin plonger ton regard bleu violacé dans le sien, d'un vert menthe éternel. Tu lis dans ses yeux de la vie, enfin, de la vie, une vie sans fin. Tu lis dans ce regard que tu as tant de fois contemplé sans le voir, tu y lis tout l'amour qu'elle te porte et il est si grand que tu en as le vertige. Tes émotions commencent tout doucement à vibrer en toi, commencent à faire vibrer ton cœur et redonner à tes pattes l'énergie qu'il leur manquait après la mort.

- Salutation Douce Huile. Vous restez tout deux à la fois si proches et à la fois si loin, sans bouger. Ta douce compagne ouvre la gueule pour parler, mais pas un miaulement n'en sort. Tu clignes des yeux et enroule ta queue autour de tes pattes, cela fait trop longtemps que le son de sa voix ne t'a plus véritablement atteint.

Elle aurait pu te redonner la vie. Mais il était déjà trop tard. Maintenant c'est à toi de lui redonner la sienne. C'est à toi de lui rendre ce que tu lui a volé. A toi de faire le premier pas, ancien guérisseur corrompu. Ce guérisseur qui est si jeune mais qui parait si vieux. Tu t'approches de la femelle. En collant ton museau au sien, tu sens ses muscles tendus à se rompre, en enroulant ta queue autour de la sienne, tu la sens se détendre, en fermant les yeux, tu peux entendre son cœur battre. Ca te replonge en enfance, alors que vous n'étiez que deux apprentis rêvant de devenir guérisseurs. Tu souffles à l'oreille de celle qui a trop longtemps manqué à ta vie. Un miaulement qui avait changé. Plus ce son rauque et caverneux. Un miaulement tout aussi doux et calme qu'avant que ton mentor ne trépasse, avant que tout ne dégénère.

- Je t'aime Douce Huile. Tu te détache d'elle, sans pour autant la lâcher du regard. Et quelle que soit ta décision, jamais je ne cesserais de t'aimer. Tu te rassois, juste en face d'elle. Celle qui a redonner à ton cœur ses battements n'a toujours rien dis, mais ses yeux brillent, ils brûlent de vie et semble de consumer dans ce brasier vert.

- Je dois réparer mes erreurs. Et ma plus grosse erreur, c'est de t'avoir abandonnée. Tu inspires profondément avant de continuer. Avant de te détruire. Tes yeux brillent dans le noir, brûlent du rouge ardent de la détermination. Je vais te montrer. Te montrer ce que nous aurions été si jamais je n'avais pas laissé mon âme au camps de l'ombre. Tu détaches un instant tes yeux des siens, tu hésites. Tu les fermes, entendre mes bruits familiers du camps qui s'endort doucement te rassure. Tu les rouvrent et fixe une nouvelle fois Douce Huile. Tu attends sa réponse avant de faire quoi que ce soit.

Tu colles ta truffe contre la sienne, tu laisses son odeur t'enivrer, tandis que vos queues s'entremêlent, vos cœurs rejoignent la mêlée de leur rythme à l'unisson. Tu fermes les yeux. Elle les ferment aussi. Tu te sens décoller, comme si tu volais. Comme quand tu as rejoins le clan des étoiles.

Tu dois te concentrer, après tout, c'est toi qui détient entre tes pattes le pouvoir des étoiles. Ca y est vous êtes arrivés. Tu te regardes toi même, d'un œil nouveau, car il est de nouveau aveugle, mais moins aveugle que tu l'étais à l'époque. Tu sens l'odeur de ton mentor. Ca te serres le cœur, ta compagne veut souffler un mot, mais tu glisses le bout de ta queue touffue sur sa truffe pour l'en empêcher.

Tu donnerais cher pour entendre encore une fois sa douce voix au creux de ton oreille, mais ce n'est pas l'heure. (Référence à Doctor Who... BITCH ! (plage ?!) ouais) L'animal noir pose son museau sur l'épaule creuse de son mentor sur le seuil de la disparition éternelle. Car même "là haut", jamais tu ne l'as revu. Seul ses souvenirs d'apprentissage avec sa voix rauque et sa fourrure blanche cassée te hantent. Mais cette fois. Une chose a changé. Une seule toute petite chose a changé. Cette fois, tu es là, tu le vois mourir. Ca te torture sur le coup, de le voir dans cet état. Mais tu assistes à ses derniers instants. Il ne t'a pas dit qu'il était fière de toi, il ne t'a pas dit que tu étais quelqu'un de bien, ni même que tu avais été un très bon élève, pas même qu'il se souviendrait de toi. Mais tu étais là. Tu as dis " Adieu " et il t'as répondu " Adieu... Mousse du Secret " Cette fois, c'est lui qui t'a nommé. Cette fois, il t'a dit adieu, et tu étais là pour le voir mourir.

Flocon glacé c'est éteint. Mais ta destruction n'a pas commencé. La descente aux enfers n'est pas présente cette fois. L'âme du chat blanc rejoint les étoiles alors que tu fais ta veillée, le museau enfoui dans la fourrure du défunt. Douce Huile n'est pas encore là. Elle est déjà partie. Elle te manque mais tu ne sais pas encore à quel point. Ce matou ne sait encore rien de cet amour encore enfouit au plus profond de lui. Mais une étincelle, infime lueur dorée, a changé. A cet instant, ce chat en deuil aimerait ne jamais avoir intégré le clan du vent. Il aimerait être pelotonné contre sa mère, le cœur léger. Mais cette fois, toute son âme ne c'est pas évadée auprès de sa mère au dans son passé d'apprenti guérisseur. Cette fois, le souvenir de la chatonne au sourire enjôleur te revient et te fait sourire. Mais tu ne sais encore rien. Rien de cet amour que tu lui porte.

- Tu as compris ce qui a changé ?


Ton regard se durcit. Tu te détacha d'elle et balaya la scène d'un coup de queue. La colère commençait peu à peu à te gagner. Savoir qu'elle ne comprenait pas ce que tu voulais lui montrer te mettait hors de toi. Le regard embrasé de détermination mélangée à la peur, tu crachas presque au visage de la jeune chatte.

- Non ! Tu n'es pas responsable. Ce que je te montre, c'est ce qu'il se serait passé SI la mort de Flocon Glacé ne m'avait pas traumatisé. Tu voulais voir ce qu'il se passe après ça ? Attend. Je vais d'abord te montrer ce qu'il c'est vraiment passé " Tu administras au vide intersidérale sous vos pattes un coup de patte. Les images devinent claires, tes souvenirs refirent surface, ce qui laissa ton ancienne rage te dévorer.

Elle voyais à présent la vérité. Elle voyait le mentor sévère mais juste, elle voyait sa mort douloureuse au camp. Sans toi. Tu n'étais pas là. Tu ne sais plus pourquoi, mais tu n'étais pas là. La fourrure en bataille, tu regardas la scène d'un regard semi aveugle. Tu regardes cet animal détruit mentalement approcher lentement la dépouille de son mentor lors de la fin de la veillée.

- Nuage de Mousse. Monte sur le promontoire je te pris... La voix éteinte par la tristesse, Etoile du Loup te fit signe de venir près de lui. Il t'a donné ton nouveau nom. Mousse du Secret. Nom maudit. Par la mort de ton mentor. Sans toi. La colère t'a dévoré. En silence. Tu as hais le clan du vent. Tu t'es enfermé dans ta tanière jusqu'à sombrer, sombrer dans les abysses sans fond. Des abysses noirs, éternels, sans fin. Ton mental c'est peu à peu détérioré. Tu as laissé la scène se dérouler. Sans rien dire, tu semblais avoir tripler de volume tant ta fourrure était hérissée.

Puis, tout c'est enchainé. La mort de Chant du Renard. La disparition de tout contacts avec ta mère. La disparition du doux souvenir de Nuage Huileux. La rencontre avec Petite Opale. La descente aux enfers n'a été que croissante et ta chute n'en a été que de plus en plus vertigineuse. Pour n'arrivé qu'à un vulgaire souffle de vent qui t'a secoué, et stabilisé quelques temps. Celle que tu aimais était revenue. Trop tard. Ta chute touchait à sa fin. Un coup de folie, ta mort, libératrice. Pas pour longtemps. Après une chute si violente qu'elle a briser tout tes os, sans même faire un seul bruit. Faisant tomber une silhouette blanche au dessus de toi. Qui bientôt allait rejoindre son bien aimé dans les forêt de jade du clan des étoiles.

- Bien ! Maintenant, laisse moi te montrer ce qu'il se serait passé SI j'avais été auprès de Flocon Glacé à sa mort." Ton regard est assassin, écumant de rage, ton corps tremble à la vue de ce défilement de souvenirs. Tu as eu l'impression de revivre toute ta chute en accéléré. D'un mouvement de la queue, tu montres à ta compagne ta vie avec ce fameux "si". Tu es tourné vers elle, tu veux voir sa réaction, tu veux voir dans ses yeux ce qu'elle en pense, tu veux lire en elle comme elle aimerait lire en toi. Comme elle lisait en toi avant ta descente aux enfers.

Mais la vérité, c'est que rien n'a changé même avec ce « si ». Car tu es né pour tout rater apparemment. Tu es né pour mourir. Comme tout le monde. Mais toi, tu es né pour souffrir. Non, pas seulement souffrir. Tu es né pour te faire souffrir toi même.  Et que Douce Huile ai été là ou non, ça n'aurait rien changé. Tu l'as juste précipitée dans une chute qu'elle ne méritait pas. Elle, ce qu'elle méritait, c'était traverser la rivière calme et ne jamais sentir sa fin arriver. La fin est prévisible. On sait tous qu'on va mourir. Mais on ne sait pas quand. On ne sait pas combien de temps va durer le sursis depuis notre naissance jusqu'à cette date fatidique. Et cette fameuse date fatidique, elle l'avait obsédé des saisons durant.

(c) Reira de Libre Graph'




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